metformine: diabète de type 2
bithérapie:
Les sulfamides hypoglycémiants contre le diabète de type 2 : glipizide, glimépiride, glibenclamide, gliclazide.
trithérapie:
injections d’insuline: diabète de type 1
Les conseils de base :
-
perdre 5 à 7% de son poids ;
-
bouger 150 minutes par semaine (marche rapide, natation, vélo…) ;
-
réduire l’apport en calories, en sucres et en gras.
1) Le mode d’action de la metformine:
Elle agit principalement sur le foie, où elle inhibe la fabrication de
glucose (= sucre). Elle a l’avantage de réduire également les taux de
mauvais cholestérol et de triglycérides, ces mauvaises graisses qui
augmentent le risque d’accident cardiovasculaire. On fait donc d’une
pierre deux coups !
A savoir si vous prenez de la metformine :
-
Elle n’entraîne pas d’hypoglycémies ;
-
Elle est plutôt bien tolérée mais ses principaux effets indésirables
sont les troubles digestifs (diarrhée, nausées). Un conseil : prenez
plutôt le comprimé en milieu ou fin de repas. Ces effets s’atténueront
généralement au bout de quelques jours de traitement.
-
La metformine est disponible en comprimé ou en poudre pour solution
buvable et aussi en association avec un autre antidiabétique pour les
personnes chez qui la metformine seule ne suffit pas.
2) Les sulfamides hypoglycémiants:
Cette classe de médicaments compte de nombreux représentants : glipizide, glimépiride, glibenclamide, gliclazide.
Leur mode d’action ?
Ils stimulent la sécrétion naturelle d’insuline (= hormone produite par le pancréas permettant de réguler la glycémie).
Comment les prendre ?
Plutôt avant les repas, ou avant un bon petit-déjeuner dans le cas d’une seule prise quotidienne.
Quels sont leurs effets indésirables ?
Le plus fréquent, outre une légère prise de poids (2 à 4 kg), est la
survenue d’hypoglycémies, surtout en fin d’après-midi (qui se traduisent
parfois par une simple fringale, mais parfois par un vrai malaise).
C’est surtout le cas des sulfamides à longue durée d’action, qui doivent
être pris le matin.
Voici quelques conseils à suivre pour minimiser le risque d’hypoglycémie :
-
ne pas sauter de repas ;
-
discuter à l’avance avec le médecin de la conduite à tenir avant un exercice physique intense ;
-
ne pas abuser des boissons alcoolisées, qui aggravent le risque d'hypoglycémie ;
-
votre médecin vous conseillera d'augmenter les doses de façon progressive en début de traitement (par paliers de 7-14 jours);
-
se fier à l’autosurveillance glycémique, au moins une fois par semaine en fin d’après-midi ;
-
avoir toujours 3 sucres sur soi et les prendre immédiatement en cas de malaise.
3) Acarbose et miglitol comme médicaments contre le diabète de type 2
Ces médicaments appartiennent à la classe des inhibiteurs des alphaglucosidases.
Leur mode d’action ?
L'acarbose et le miglitol diminuent l’absorption des sucres par
l’intestin pendant la digestion, ce qui permet d’éviter que le taux de
sucre dans le sang augmente trop (= pic de glycémie).
Comment les prendre ?
Le traitement doit être pris en tout début de repas.
Quels sont leurs effets indésirables ?
Principalement des troubles digestifs car ces médicaments entraînent
une stagnation des sucres non digérés dans l’intestin. Flatulences,
douleurs abdominales et diarrhée sont donc fréquentes en début de
traitement (jusqu’à 50% des personnes traitées).
4) les incrétinomimétiques:
Les incrétinomimétiques sont les derniers arrivés sur le marché des antidiabétiques.
Ils regroupent :
- Exénatide, liraglutide et lixisenatide appelés dans le jargon médical « analogues du GLP-1 »
- Les gliptines ou inhibiteurs de la dipeptidylpeptidase-4 (sitagliptine, vildagliptine, saxagliptine).
Leur mode d’action ?
Ils imitent l’action des incrétines, des hormones naturellement
sécrétées par le tube digestif, qui augmentent la sécrétion d’insuline
après un repas.
Comment les prendre ?
Soit par injections pour les analogues du GLP-1 (une à 2 fois par
jour, dans l’heure qui précède le repas), soit par comprimés une ou deux
fois par jour, au cours ou en dehors des repas pour les gliptines.
Quels sont leurs effets secondaires ?
-
analogues du GLP-1 : ils entraînent surtout des nausées et des vomissements (10 à 30 % des cas en début de traitement).
-
Les gliptines : elles peuvent causer des troubles digestifs et des infections respiratoires.
5) En cas de résistance, l'insuline pour traiter le diabète de type 2
Lorsque le diabète n’est plus sous contrôle malgré l’utilisation de
deux ou trois médicaments (bi ou tri-thérapie orale), il faut changer
radicalement de traitement et passer aux injections d’insuline. C’est
une étape souvent inévitable puisque la maladie évolue et s’aggrave au
fil du temps. Au début, il est possible de continuer le traitement oral
et de le compléter par une injection d’insuline au moment du coucher
pour éviter que la glycémie ne remonte pendant la nuit.
L’étape suivante, c’est l’injection une ou deux fois par jour
d’insuline lente avec des doses relativement fixes. Grâce aux stylos
injecteurs, les « piqûres » sont relativement faciles à effectuer et ne
demandent pas un entraînement trop long.
Source
ici
A lire aussi :
Calcul des glucides et de la glycémie
Index glycémique et régimes faibles en glucides en cas de diabète de type 2
Tous les dossiers sur le Diabète
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Chapitre 22 - Epidémiologie, clinique et traitement des diabètes (232)
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22.3 - Le diabète de type 2
22.3.11 Traitement du diabète de type 2
22.3.11.1 les objectifs du traitement
L’objectif est une HbA1c inférieure à 7 % (normale 4 à 5,6 %) soit une moyenne glycémique inférieure à 1,50 g/l.
En présence de plusieurs facteurs de risque CV, l’objectif glycémique sera plus strict : HbA1C < 6 %
Prévenir la macroangiopathie suppose de normaliser les facteurs de risques vasculaires :
- La pression artérielle doit être inférieure à 140/90 mmHg. En présence d’une néphropathie l’objectif est plus strict : 125/75
- Les
triglycérides doivent être inférieurs à un taux d’1,50 g/l, celui de
HDL cholestérol supérieur à 0,35 g/l chez l’homme et > 0,40 g/l chez
la femme
- Le taux de LDL doit être < 1.30 g/l en prévention
primaire (voire < 1 g/l : voir recommandations de l’ANAES) et
< 1 g/l en prévention secondaire
- arrêt d’une intoxication tabagique.
Remarque :
chez les personnes ayant une espérance de vie inférieure à 10 ans (très
grand âge, autre pathologie grave) et ne présentant aucune complication
microvasculaire (fond d’œil normal), l’objectif glycémique doit être
révisé afin d’éviter tout risque d’hypoglycémie. Des glycémies entre
1.50 et 2.50 g/l paraissent alors acceptables.
22.3.11.2 Moyens thérapeutiques
En 1ère intention doit être obtenu un changement de
comportement sur le plan diététique et activité physique. Si les
objectifs glycémiques ne sont pas atteints on introduira un traitement
médicamenteux
- Les principes de la diététique
- Il ne s’agit pas d’un régime hypoglucidique, mais d’un régime normoglucidique, modérément hypocalorique, grâce à une 1) réduction des boissons alcoolisées - 2) réduction des graisses.
- La
composition du régime diabétique correspond à celle que les
nutritionnistes conseillent pour l’ensemble de la population : 50 % de
glucides, 20 % de protides et 30 % de lipides.
- Au moins 3 repas par jour pour éviter les compulsions ou les grignotages de fin d’après-midi
- Préférer les graisses insaturées (poissons, huile végétale)
- Fixer un objectif réaliste en terme de perte de poids
- Pratiquer
une enquête alimentaire, qui permet d’évaluer les apports alimentaires
quantitativement et qualitativement et d’analyser la façon dont le (la)
patient(e) s’alimente.
Rappel : apports caloriques des
nutriments : 1 g de lipides = 9 calories ; 1 g de glucides = 4
calories ; 1 g de protides = 4 calories Diminuer l’apport d’alcool La
consommation d’alcool peut le plus souvent être divisée par deux.
Rappelons qu’une bouteille (75 cl) de vin à 11° apporte 460 calories, un
verre de vin 70 calories, un verre de 10 cl de porto 150 calories, un
double whisky 140 calories, une dose de whisky (= 3 cl = 70 calories) (1
g d’alcool = 7 calories). La restriction calorique doit ensuite porter sur les graisses. Si
toutes les graisses ont la même valeur calorique (1 g = 9 calories),
seules les graisses saturées (graisses d’origine animale en dehors des
poissons, c’est-à-dire la charcuterie, les viandes et les fromages)
favorisent l’insulino-résistance et l’athérosclérose (ainsi que
certaines margarines comme la végétaline). On recommande donc aux
diabétiques comme à l’ensemble de la population, d’augmenter la
consommation en poissons (y compris en poissons gras) et en huiles
végétales poly et mono-insaturées. Les quantités de matières grasses utilisées doivent être contrôlées : elles sont une source d’énergie importante. Elles sont d’origine animale :
- à partir des graisses du lait : crème fraîche, beurre
- à partir des viandes : saindoux, graisse d’oie...
Elles sont d’origine végétale :
- à partir des plantes : huile, margarine végétale, végétaline
Choisir en quantité :
| Du moins gras |
Crème allégée
Pâte à tartiner à 25 % |
| au |
Crème fraîche
« beurre » allégé à 41 %
Mayonnaise allégée |
| Plus gras |
Beurre allégé à 65 %
Beurre
Margarines ordinaires (papier aluminium)
Margarine végétale (en barquettes)
Végétaline
Toutes les huiles
Mayonnaise |
Choisir en qualité :
| les « mauvaises » graisses (saturées) |
les « bonnes » graisses (poly-insaturées) |
les « très bonnes graisses » (mono-insaturées) |
| beurre, crème fraîche, saindoux, margarines ordinaires, végétaline |
tournesol, maïs, noix, soja, pépin de raisin |
olive, arachide, colza, mélange de 4 huiles (Isio 4) |
- L’exercice physique
Il est aussi important pour le traitement du diabète de type 2 que l’équilibre alimentaire.
- l’activité
physique a une action hypoglycémiante nette et donc évaluable par le
malade lui-même grâce à la mesure de la glycémie capillaire au bout du
doigt avant effort et 1 à 2 heures après effort, pour un effort soutenu
d’au moins 30 minutes.
- la prescription de l’activité physique
permet de « rompre » avec l’obsession calorique en orientant le malade
vers une prise en charge plus globale de la santé. Elle peut être le
moyen de retrouver un plaisir corporel oublié ou négligé. Mais cela
suppose une réappropriation du corps obèse et/ou vieilli, souvent rejeté
par le malade.
- les activités d’endurance ont une action
bénéfique sur l’ensemble des paramètres du syndrome
d’insulino-résistance en particulier ses conséquences cardio-vasculaires
(hypertension artérielle) et métaboliques (abaissement des
triglycérides et augmentation du HDL cholestérol).
- Les durées
recommandées de l’effort : marche = 1 heure tous les jours, vélo = 1
heure 2 fois par semaine, jogging = 30 min 2 fois par semaine.
- l’ECG
est bien sûr systématique, mais chez les personnes de plus de 50 ans
présentant un tabagisme ou ayant deux facteurs de risques associés au
diabète, il convient de demander un électrocardiogramme d’effort voire
une scintigraphie myocardique d’effort à la recherche d’une ischémie
myocardique silencieuse avant de démarrer une activité physique.
- Les hypoglycémiants oraux
Il
existe actuellement 4 familles d’hypoglycémiants oraux : les
inhibiteurs des alpha-glucosidases, les biguanides, les sulfamides
hypoglycémiants et apparentés (glinides), les thiazolidinediones
- Les Inhibiteurs des Alpha-glucosidases
- Noms commerciaux : GLUCOR® (Acarbose), DIASTABOL® (Miglitol).
- Mode d’action :
Les
glucides absorbés sont dégradés par l’Amylase salivaire et pancréatique
en dissacharides (saccharose, lactose, maltose) puis par les
alpha-glucosidases (maltase, lactase, saccharase ou invertase) en
monosaccharides. Les inhibiteurs de l’alpha glucosidase inhibent le
dernier stade de la digestion des sucres. Ceux ci ne pouvant être
absorbés, continuent leur périple dans l’intestin et subissent la
fermentation colique bactérienne en acides gras volatiles ou sont
éliminés dans les selles.
- Effets secondaires :
- flatulences, douleurs digestives, diarrhée, gaz surtout en début de traitement.
- Contre-indications :
- Modalités de prescription :
- commencer
par des posologies faibles : 50 mg par jour, puis augmentation
progressive jusqu’à un maximum de 100 mg 3 fois par jour. Avant le
repas.
- Les Biguanides
- Noms commerciaux : Stagid, Glucophage 500, 850 ou 1000
- Mode d’action : aucune action insulino-secrétrice. Augmentent l’insulino-sensibilité au niveau hépatique et musculaire.
- Effets secondaires :
- mauvaise tolérance digestive (nausées, crampes épigastriques, inconfort abdominal, diarrhée motrice)
- risque
principal : acidose lactique. Risque exceptionnel, mais d’une
particulière gravité puisque l’acidose lactique est mortelle une fois
sur deux. A redouter dans deux situations : insuffisance rénale
(accumulation du médicament) et production de lactates pathologiquement
augmentée (anoxie tissulaire : voir contre-indications)
- Contre-indications :
- insuffisance rénale (clairance < 50 ml/mn)
- insuffisance cardiaque décompensée
- ischémie coronarienne instable, et évolutive
- insuffisance respiratoire sévère
- infection aiguë (septicémie ou bactériémie, méningite...)
- gangrène ou ischémie critique des membres inférieurs
- accident vasculaire cérébral récent
- Modalités de prescription :
- commencer par 1 seul comprimé par jour et augmenter progressivement la posologie
- une à trois prises par jour (maximum = 3 glucophage à 1000 mg)
- prendre
les comprimés pendant ou à la fin du repas ; en cas d’intolérance
digestive importante, essayer l’association avec 1/2 sachet de QUESTRAN
pris 30 minutes avant les repas pendant quelques semaines.
- doivent
être arrêtés 24h avant toute anesthésie générale ou avant toute radio
comportant une injection de produit iodé (urographie intraveineuse,
angiographie, angio-scanner...)
- Les Sulfamides Hypoglycémiants
- Noms commerciaux : Glibénèse, Daonil (faible, Hémidaonil ou Daonil), Diamicron, Amarel
- Mode d’action : stimulent l’insulino-sécrétion, en se liant à un récepteur spécifique présent sur la membrane de la cellule B pancréatique
- Effets secondaires :
- prise de poids, secondaire à la stimulation de l’insulino-sécrétion. Elle est en général modeste, de 2 à 3 kgs.
- risque hypoglycémique +++
- rarement :
allergie en particulier cutanée (de l’urticaire au syndrome de Lyell,),
thrombopénie auto-immune, anémie hémolytique, agranulocytose, hépatite
cytolytique
- Contre-indications :
- insuffisance
rénale +++ (si clairance < 50 ml/min, le seul sulfamide autorisé est
le GLIBENESE en raison de sa demi-vie courte ; si clairance
< 30 ml/min, contre-indication de tous les sulfamides
hypoglycémiants).
- allergie aux autres sulfamides (BACTRIM)
- insuffisance hépato-cellulaire, personnes âgées, malades dénutris
- Modalités de prescription :
- de une à trois prises par jour, sauf pour l’Amarel qui se prend en une prise. Pas d’horaire particulier par rapport au repas.
maximum = 3 Daonil à 5 mg, ou 4 Diamicron, ou 6mg d’Amarel
- Les
apparentés aux sulfamides sont appelés les glinides (Novonorm®). Ils
favorisent la sécrétion d’insuline mais ont une demi-vie très courte.
Ils peuvent être administrés en présence d’une insuffisance rénale
modérée.
- Les thiazolidinediones
- Noms commerciaux : Avandia (rosiglitazone) et Actos (pioglitazone).
- Mode
d’action : augmentent la sensibilité musculaire et hépatique à
l’insuline, mais par un mécanisme différent de celui des biguanides,
essentiellement indirect, en agissant sur le tissus adipeux (activation
des récepteurs PPARgamma).
- Effets secondaires :
- prise de poids de 2 à 5 kg
- rétention hydro-sodée avec anémie par dilution
- risque d’hépatite
- Contre-indications :
- pathologie hépatique, SGOT et SGPT > 2,5 × la normale
- anémie
- insuffisance cardiaque
- Modalités de prescription :
- pas en 1ère intention
- surveillance des transaminases/3 mois
- une seule prise par jour d’un seul comprimé (maximum = Avandia 8 mg ou Actos 30 mg)
- Schéma thérapeutique
- Mise en place des mesures hygiéno-diététiques
- Objectif : HbA1C ≤ 7 %
- Si l’HbA1C > 6.5 %, introduction d’un traitement par inhibiteur d’alpha-glucosidase puis par Biguanides.
Lorsque
ce traitement devient insuffisant, on associe aux Biguanides un
Sulfamide hypoglycémiant, un Glinide ou une Thiazolidinedione. Lorsque
ce traitement devient insuffisant, on maintient le traitement par
Biguanides (et pour certains par Sulfamides) et on associe une injection
d’insuline lente au coucher. Lorsque ce traitement devient
insuffisant, on arrête le traitement oral et on ajoute une injection
d’insuline rapide avant chaque repas.
- On doit vérifier à chaque nouvelle prescription l’absence de contre-indication aux médicaments (insuffisance rénale +++)
- En cas de prescription de sulfamides hypoglycémiants ou apparentés, on doit prévenir le patient du risque d’hypoglycémie
- En
cas de prescription de Biguanides, ont doit prévenir le patient de les
arrêter en cas d’anesthésie générale ou d’injection d’iode (risque
d’insuffisance rénale avec acidose lactique)
22.3.12 Bilan annuel du diabète de type 2 non compliqué
Fond d’œil (angiographie rétinienne demandée si nécessaire par l’ophtalmologiste)
Microalbuminurie sur échantillon. Si positive, microalbuminurie sur 24h. Si > 300 mg, protéinurie
Créatininémie
ECG de repos
Cholestérol total, HDL et triglycérides
HbA1c (qui est trimestrielle)
Epreuve d’effort (ECG ou scintigraphie myocardique) tous les 5 ans si âge > 55 ans et/ou autres FCV |
Source :
ici
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